mardi 8 mai 2012

Et maintenant ?

Je fais partie de ceux qui, sans avoir avoir voté Hollande au deuxième tour, comprennent la position de François Bayrou. Les bigots à oeillères de l'UMP peuvent hurler à la trahison, ils n'ont toujours pas compris qu'il existe dans ce pays un mouvement d'opinion qui n'est pas hémiplégique. Droite, gauche ... qu'importe  puisque depuis des décennies les deux camps font la même politique ? En ce qui me concerne, mes valeurs sont bien souvent portées par la gauche alors que ma sensibilité sur l'économie n'est portée par aucun côté. Bayrou a voté Hollande, le Parti Libéral démocrate penchait pour Sarkozy, j'ai préféré m'abstenir pour ne pas être complice d'une catastrophe vers laquelle foncent les deux candidats.
Et les législatives ?
Si Sarkozy n'y est plus, un verrou peut sauter vis à vis des conservateurs de droite. Ils deviennent à peine moins rebutants. Mais je ne suis pas certain que cela suffise pour que je puisse soutenir dans notre circonscription du haut-Jura une candidate sortante qui n'a toujours été qu'un fayot dans le cassoulet sarkozyste. Mme DALLOZ n'a aucune pensée personnelle, elle a portée 5 ans la parole divine du freluquet Elyséen. Sa plus-value fut nulle dans la majorité, qu'apporterait-elle 5 années de plus ?
Je ne crois pas que nous aurons la chance d'avoir un candidat libéral portant haut les idées de responsabilité, de liberté et de justice dans notre circonscription. Je n'ai pas le courage de repartir seul dans cette bataille inégale par nature, et je ne vois personne pour s'y coller.
Je crois que le candidat présidentiel sera Raphaël PERRIN, maire de Septmoncel et vice-président du conseil général du Jura. Son ralliement à Perny, la gauche opportuniste jurassienne, ne me dit rien qui vaille. Et pour devenir franchement présentable, il faudra encore qu'il promette de démissionner du département s'il est élu. Je n'ai pas entendu sa position sur ce point essentiel de moralisation de la vie politique : le non-cumul.

Je soutiendrai donc à nouveau le ou la candidate de l'indépendance et du pragmatisme que le MoDem voudra bien désigner.


lundi 7 mai 2012

Miam miam !

Je me délecte d'avance de l'élection de François Hollande. On me reproche sans cesse mon abstentionnisme de 2eme tour, qui pousserait plus confortablement encore le socialiste au pouvoir.
Mais oui ! mes chers camarades libéraux, je ne me suis pas déplacé le 6 mai. Je n'avais nullement envie de sauver un Sarkozy qui a fait la preuve dans les faits de son ultra-étatisme aiguë. Et je crois que beaucoup sur-estime François Hollande : dans le contexte actuel, le socialisme de gauche aura du mal à faire pire que celui de droite. Et comme je n'ai pas voté, je ne serai pas complice de la catastrophe à venir. Je suis déjà bien assez honteux d'avoir glissé le bulletin Sarko dans l'urne en 2007, chat échaudé craint l'eau froide.

Amis libéraux, il faut transformer ce que vous pensez être une catastrophe en un tremplin pour nos idées. Rendez vous compte que depuis 10 ans, la droite fait du socialisme en clamant qu'elle serait libérale. Du coup la masse votante est persuadée que la liberté est le mal absolu.
Dans les 5 ans qui viennent, il n'y aura plus de faux semblants : la politique menée sera socialiste et assumée comme telle. Rien de changé dans les faits, mais tout dans les esprits.

A nous de créer un pôle libéral et humaniste clair. Ne parlons pas de centrisme, le centre n'a pas de marqueur idéologique stable. Ce parti libéral devra être suffisamment ouvert pour accueillir tous les libéraux, du PS à l'UMP en passant par les PRG, MODEM, NC, PRV ... Le Parti Libéral Démocrate pourra être le bon embryon s'il adoucie un peu son projet pour le rendre acceptable à une population qui aura du mal à se sevrer du conservatisme génétique. Le PLD a au moins l'avantage de n'avoir pas été impliqué dans les différents gouvernements socialistes des dernières décennies.

Ensemble, le changement c'est maintenant !

mardi 1 mai 2012

2nd tour présidentielles

Le Parti Libéral Démocrate, dont je suis membre, vient de d'appeler à voter Sarkozy contre Hollande. J'ai du mal à comprendre comment un libéral peut voir dans Sarkozy plus de libertés qu'en Hollande. Le PLD n'étant pas ma mère, je n'en ferai qu'à ma tête et m'abstiendrai à ce deuxième tour.

jeudi 9 février 2012

Avant/après Margaret Thatcher


AVANT
Quand elle a pris ses fonctions de Premier ministre, le Royaume-Uni était frappé depuis une décennie par une grave crise économique, sociale, politique et culturelle avec, entre autres, 30 millions de journées de grève en 1979... la situation est marquée par une ambiance d'instabilité et de déclin.
L'interventionnisme est à l'ordre du jour avec de nombreuses nationalisations et 29,3% de la population active employée dans le secteur public. La fiscalité est élevée : la tranche marginale d'imposition sur les revenus du capital est alors de 98% et celle sur les revenus de 83%...
La situation économique est telle que le pays est surnommé « l'homme malade de l'Europe » et certains économistes se demandaient si l'on n'assistait pas à un phénomène de retrodevelopment (« développement inversé »), par lequel l'ancien « atelier du monde » serait en train de prendre la voie du sous-développement. Les nationalisations se multiplient et le chômage passe de 2,6% en 1974 à 8,1% en 1979. L'économie britannique se désindustrialise de plus en plus. L'inflation croit encore, passant de 9% par an sous le gouvernement conservateur à 15% par an sous le gouvernement travailliste. En 1976, le gouvernement doit demander un prêt de 4 milliards $ au FMI. Le rejet de l'austérité salariale par les syndicats de fonctionnaires débouche sur l'« hiver du mécontentement ». Il choque l'opinion publique britannique et prépare le succès du discours radical de Margaret Thatcher. (In Wikipedia)

APRES
Margaret Thatcher mit en application les théories libérales en luttant contre l'inflation forte de la fin des années 1970 par des taux d'intérêt élevés et en favorisant l'ouverture économique aux capitaux étrangers ; elle réduisit également les impôts et les dépenses publiques. Pour atteindre ce dernier objectif, elle mit fin à la participation financière de l'État qui soutenait l'activité de plusieurs industries « historiques », notamment des mines déficitaires, attitude qui tranche avec le volontarisme des voisins européens du Royaume-Uni dans leur tentative de sauvetage de l'industrie au cours des années 1980.
Elle laisse à son départ une situation économique jugée globalement « assainie », et qui peut être caractérisée par quatre éléments : une inflation qui reste forte malgré une baisse au milieu des années 1980, une croissance économique importante, un État dont la place dans l'économie s'est réduite, et un chômage qui atteint 6,8% lors de la dernière année au pouvoir de Thatcher, en 1990. 

SIDEC, le "machin jurassien

Pourquoi ce "machin" au fonctionnement mafieux existe t-il dans notre département ? Toutes ses missions pourraient être avantageusement reprise par le secteur privé, aussi bien, moins cher. Et sans pompage annuel des recettes des collectivités locales.


http://sapaudie.fr/docs/sidec.pdf

mercredi 8 février 2012

Le messie jurassien ?

Qui a dit "Je me bats (...) contre l’intolérance et l’immobilisme […] Une nouvelle ère s’ouvre pour notre territoire et le Jura a besoin d’hommes et de femmes en phase avec la société d’aujourd’hui. D’hommes et de femmes de notre temps .» ?

Certainement un type couillu, le genre qui te fait un trou dans la lune rien qu'en la regardant. Je vous fais pas languir, l'auteur de cette maxime aussi ubuesque que mémorable, c'est le président du département du Jura. Comment ça vous ne connaissez pas son nom ? Mais c'est incroyable ça, vous demandez à 5 jurassiens "qui est le président du département ?", il y en a à peine un qui sache vaguement répondre. Perry ? Ah ! Perny ... j'y étais presque.

Perny donc serait sur le point d'ouvrir une nouvelle ère. Bigre ... Il fait peur là. Sachant que tout ce que cet homme touche finit habituellement par une catastrophe, je la sens pas trop la nouvelle ère.

D'autant que s'il tient absolument à combattre "l'intolérance et l'immobilisme", la solution la plus rapide serait qu'il disparaisse sur le champ.

Pour la "nouvelle ère" m'sieur Perny, vous pourriez m'oublier, SVP ?
J'ai rien demandé moi, je maudis les socialistes de droite au moins autant que les conservateurs de gauche ... : tous ceux qui se payent un aéroport sans intérêt avec mon pognon, font poser 400 kilomètres de fibre optique à grand frais et osent s'en vanter sur leur journal en papier glacé grand budget ...

Alors m'sieur Perny, pour la nouvelle ère, si celle ci est autre chose qu'un coup d'arrêt à vos dépenses somptuaires, alors on s'en fout. je ne doute pas un instant que vous trouverez des "hommes et des femmes de notre temps" pour réaliser la même chose que vos prédécesseurs. Car pour entrer dans une nouvelle ère faite de liberté et de responsabilité, il vous aurait fallu des femmes et des hommes de demain.

mardi 31 janvier 2012

Fin de règne élyséen

Le président de la République a parlé aux Français, il en avait le droit. Ayant lui même recréé l'ORTF, il a pensé être mieux entendu en squattant la quasi totalité du spectre télévisuel. 

Les mesures annoncées sont pathétiques, soit sur le fond, soit sur le timing de leur annonce. On ne s'excite pas à la tâche en fin de mandat alors que rien de tangible n'a été fait pendant les années antérieures.


Augmenter le COS ? cela aurait du être fait en 2007, et même en 2002 lorsque l'UMP avait déjà la majorité.


Une banque de l'industrie ? Nous avons assez de banques comme cela, l'Etat n'est pas banquier.


Taxe sur les transactions financières ? Pourquoi subventionner ainsi l'industrie financière anglo-saxonne ?

L'apprentissage ? C'est trop tard ... l'idée pourra être creusée dès que l'UMP aura quitté la place.

Madelin trop libéral ? L'anti-libéralisme dominant depuis 1981 nous a mené dans un gouffre. 

Tant qu'à vouloir se faire passer pour un père courage, Sarkozy aurait du nous annoncer un plan immédiat de baisse des dépenses publiques, puisque l'Etat qu'il dirige dépense 100 milliards de trop par an. Mais son courage se limite à augmenter encore les taxes, cherchant ainsi à terminer son oeuvre destructrice sur l'économie française. A sa décharge, signalons que cette destruction est une action collective depuis 30 ans dans laquelle droite et gauche ont gaiement participé.

J'appelle tous les démocrates, les libéraux, les sans grades et autres indignés à rejeter en bloc les politiques du passé, PS et UMP. Avec Bayrou, renversons la table et ouvrons une troisième voie démocratique.